Témoignage

Témoin

Marion

Je suis proche d'un(e) accidenté(e)

Je lui propose de l'accompagner, il refuse en me disant "je vais pousser la voiture pour la tester, je suis un pilote mais je préfère que tu ne viennes pas... On sait jamais." Ce soir-là il n'est pas revenu, il n'est jamais revenu... Il se pensait pilote... Oui mais voilà, entrer dans un petit village de campagne à plus de 100 km/h ; voir trop tard une voiture qui s'engage ; ne pas avoir le temps de freiner ; percuter l'autre voiture puis un mur... Et finir sa vie ce soir-là, ici au bord d'une route après avoir lutté de longues minutes... Le "pilote" était trop gravement blessé, la désincarcération était trop longue et personne n'a rien pu y faire... Cette nuit-là Seb a fermé les yeux pour toujours, à 24 ans. Il avait raison, on ne sait jamais, la vitesse est dangereuse... Même pour celui qui se dit pilote.Il laisse derrière lui une famille, des gens qui l'aimaient et toute une vie inachevée. Il aimait la vitesse, oui il savait que ça avait des conséquences, mais il a choisi de rouler vite et aujourd'hui il est parti et ceux qu'il aimait profondément sont marqués à jamais par son absence... Avait-il pensé à ça ? Parce que non, ça n'arrive pas qu'aux autres...