Le débridage et le « kitage »

Débridage et kitage

Le débridage est une intervention technique qui consiste à modifier ou désactiver les mécanismes de limitation de puissance et/ou de vitesse d’un véhicule. Mais cette démarche comporte des risques et est sanctionnée par la loi.

En quoi consistent le débridage et le « kitage » ?

Le débridage consiste à effectuer des modifications sur les pièces montées d’origine sur le cyclomoteur. Il est principalement effectué sur les pièces du moteur suivantes:

  • l’échappement ;
  • le filtre à air ;
  • le carburateur ;
  • la transmission.

Le « kitage » consiste, lui, à remplacer les pièces d’origine par d’autres, souvent issues de la compétition ou destinées à équiper les motocyclettes de plus grosses cylindrés.

Pourquoi est-ce interdit ?

Le débridage et le kitage sont des pratiques interdites car dangereuses.

En effet, un cyclomoteur débridé peut atteindre 70 km/h, un cyclomoteur « kité » 90 km/h. Or, la vitesse maximale autorisée pour un cyclomoteur est de 45 km/h.
 
Et pour cause : le permis AM (obligatoire pour la conduite d’un cyclomoteur) prépare le jeune conducteur à conduire à une vitesse maximale autorisée de 45 km/h. Au-delà de cette vitesse :

  • les distances de freinage à respecter sont plus importantes ;
  • le champ de vision est réduit ;
  • les situations à analyser ne sont plus les mêmes etc.

De plus, le manque d’expérience de l’adolescent pour la conduite d’un véhicule motorisé dépassant 45 km/h accentue le risque d’accident.

Comment savoir si un scooter est débridé ou « kité » ?

Pour reconnaître un cyclomoteur débridé ou « kité » le plus simple est de se rendre chez un revendeur de deux-roues motorisés et de demander un certificat de conformité.

Dans certains cas, il est possible de remettre en conformité un cyclomoteur débridé ou « kité », en remontant les pièces d’origine notamment.

Que risque-t-on ?

Sanction pour les professionnels

Le fait pour un professionnel de vendre un cyclomoteur débridé ou de procéder au débridage est un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (article L. 317-5 du code de la route). Cette sanction est aussi applicable pour les motocyclettes débridées (article L. 321-1 du code de la route)

Sanction pour les conducteurs

Depuis le 1er janvier 2011, le fait d’utiliser un cyclomoteur débridé sur la voie publique est puni d’une contravention de la 4ème classe, soit 135 euros (article L. 317-23-1 du code de la route introduit par le décret du 12 novembre 2010). ou bien 1500 euros ? Et la confiscation du véhicule.
Le véhicule peut être également être immobilisé et mis en fourrière dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3 et la confiscation peut être prononcée.

  • En cas de revente, le nouvel acquéreur peut porter plainte et l'ancien propriétaire risque une peine d’emprisonnement (jusqu’à 6 mois) et d’une contravention pouvant aller jusqu’à 7 500 euros.
  • En cas d’accident, l’assurance peut refuser de prendre en charge les conséquences de l’accident.

Le fait d’utiliser une moto débridée sur la voie publique, et donc non conforme à son certificat d’immatriculation, est puni (article L. 321-1-1) d’une contravention pouvant aller jusqu’à 1500 euros.

Automoto, spéciale sécurité : les dangers du cyclo débridé

Entretien de la moto

Les conducteurs de deux-roues motorisés sont sur-représentés dans l’accidentalité routière. Une moto bien entretenue abaisse considérablement le risque d’accident. À l’inverse, les pratiques de débridage sont illégales et présentent un risque supplémentaire.
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