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Mise en service du premier radar passage à niveau dans l’Yonne

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06/06/2012 | Le passage à niveau de Jonches (89) avait connu en décembre 2010 un accident de la circulation impliquant un car scolaire qui transportait des enfants. Quinze autres passages à niveau devraient être aussi équipés en 2012 de dispositifs de contrôle de franchissement des passages à niveau.
Quinze autres passages à niveau devraient être aussi équipés en 2012 de dispositifs de contrôle de franchissement des passages à niveau.

Début de déploiement des dispositifs de contrôle de franchissement des passages à niveau

Chaque année, les points de croisement entre la route et la voie ferrée sont à l’origine en moyenne de 115 collisions et 30 décès. Ces accidents sont en grande majorité la conséquence d’infractions au Code de la route. Dans le cadre du plan de sécurisation des passages à niveau, mis en place en 2008 à la suite de l’accident d’Allinges (Haute-Savoie), où la collision entre un car et un train avait coûté la vie à sept collégiens, il a été décidé :

 

  • d’une part, d’installer des radars vitesse aux abords des passages à niveau identifiés avec Réseau Ferré de France (45 dispositifs vitesse équipent 25 passages à niveau aujourd’hui),
  • d’autre part, d’installer des dispositifs spécifiques de contrôle de franchissement des passages à niveau. Un marché de déploiement national a été notifié en août 2011.

 

Le radar passage à niveau de Jonches dans l’Yonne est le premier mis en service le 31 mai 2012. Un autre radar sera prochainement mis en fonction à Saint-Médard en Ille-et-Vilaine. Après quelques semaines de tests, ils seront reliés au centre de traitement de Rennes. Ces deux passages à niveau ont connu des accidents de la circulation, respectivement en décembre 2010 et en octobre 2011.

  

Une douzaine d’autres passages à niveau identifiés par Réseau Ferré de France et validés par les Préfets de département devraient aussi être équipés en 2012.

 

Un fonctionnement proche de celui des radars deux rouges

Des boucles électromagnétiques (4 par sens de circulation) sont implantées dans le sol de part et d’autre de la ligne d’effet du feu (ligne matérialisée sur le sol en traits pointillés, voir schéma). Lorsque le signal est allumé, ces boucles sont actives et détectent le passage de véhicules. Les véhicules sont flashés par un appareil de prise de vue placé en amont, une première fois au début du franchissement de la ligne et une seconde fois lorsqu’ils ont poursuivi leur course sur le passage à niveau, quelle que soit la voie empruntée : passage direct (véhicule vert sur le schéma) ou passage en contournement des barrières, sur la voie adjacente (véhicule rouge).

  

Le dispositif de contrôle est sensiblement le même que celui qui contrôle le franchissement de feux rouges, la différence essentielle venant de la signalisation rouge clignotante (feu R24) au niveau d’un passage à niveau.

 

Afin de permettre aux usagers de s’arrêter en toute sécurité pour respecter la signalisation clignotante, un délai de sécurité, analogue à celui du feu orange des feux tricolores, est paramétré sur les équipements. Ce délai est de 3 secondes en agglomération, et de 5 secondes hors agglomération. Ce n’est qu’au-delà de ce délai que les franchissements illicites déclencheront le flash du radar.

  

Les éléments de l’infraction, comprenant notamment les clichés pris par le radar, sont envoyés automatiquement au Centre national de traitement à Rennes pour exploitation. L’infraction de non-respect de la signalisation aux passages à niveau est sanctionnée d’une amende de 135 € et d’un retrait de 4 points du permis de conduire.

  

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