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À deux-roues ils ont chuté

Vous aussi partagez votre expérience, témoignez ici

Motards, scootéristes, vos expériences comptent et peuvent faire la différence pour aider à sensibiliser les internautes. Vous avez été victime d'accident de la route à deux-roues motorisés, protégé efficacement par vos équipements ou blessé par absence de protection, racontez votre histoire.
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Daly C.

Daly C.

(Paris)

Au moment de me lever, mes jambes ne répondent pas. Je tombe à la renverse. Je me mets à pleurer,

Bonjour,
Je m’appelle Daly, je suis motard et j’ai eu un accident. Mon équipement m’a évité de graves séquelles alors, avant de monter sur votre moto, j’aimerais vous raconter ce qui m’est arrivé et que vous preniez le temps de vérifier si vous êtes assez bien protégé.

C’est l’hiver, il fait nuit. La moto me ramène presque d’elle-même jusqu’à la maison. A la sortie d’un virage aveugle, je suis surpris par une voiture qui arrive en face. Je saute sur mes freins, ma roue arrière chasse, la moto se couche sur le bitume et je suis projeté à terre…

Je dérape jusqu’au parechoc de la voiture. Par chance, je m’arrête pile devant. Je porte un gilet intégral en-dessous de mon anorak. Mes bottes renforcées ont permis à mon pied de résister aux 240 kg de la moto, j’ai donc rapidement le sentiment que je vais bien. Sur le coup, je pense que j’ai juste rayé mon carénage. Je redresse ma moto et je veux simplement rentrer chez moi me reposer.

Le lendemain au réveil, le haut de mon corps est douloureux. Mais je décide d’aller travailler. Au moment de me lever, mes jambes ne répondent pas. Je tombe à la renverse. Je me mets à pleurer, là, tout seul, allongé sur le sol. J’ai peur de rester handicapé. A l’hôpital, la radio révèle le tassement des vertèbres, un disque fortement irrité, une grosse compression du nerf mais je m’en tire avec un simple arrêt de travail. Je sais que j’ai eu de la chance. Je sais aussi que j’étais bien protégé.

Parfois, les gens qui me voient m’équiper me disent « Mais pourquoi tu t’embêtes avec tout cet attirail ? La moto, c’est la liberté, non ? ». En plaisantant, je leur propose alors de les faire chuter au sol, une fois avec mon gilet sur le dos et une fois sans, pour qu’ils sentent la différence : en général, ça suffit à leur faire prendre conscience que conduire une moto sans une bonne protection, c’est prendre un risque colossal.

Et vous, êtes-vous bien protégé ?

Motards, scootéristes, équipez-vous ! Testez le niveau de protection de vos équipements.

Ministère de l'intérieur