Cliquez ici pour accéder à la version mobile

Le guide des passagers pour la prise de volant en milieu hostile

Partager

Guide Pride de volant en milieu hostile

Vous en avez marre. Vous en avez marre qu’on ne vous passe jamais le volant. Face à certaines personnes, même leur demander relève de l’impossible. Mais rien n’est jamais désespéré. Ces 5 techniques peuvent sûrement vous aider.

Technique n°1 : la subtile injonction

L'approche demande un timing parfait. Sachez tout d'abord repérer les signes : bâillements répétés, yeux qui se ferment un peu trop longtemps, réflexes plus lents, baisse de l'attention... Dès que vous voyez ces signes, n'hésitez plus : attaquez, bondissez et glissez-lui d'un ton sans appel : "Tu es d'accord que c'est mieux que je prenne le volant".

Technique n°2 : le faux prétexte

Répétez plusieurs fois à intervalles réguliers : "Je ne me sens pas bien", avant de poursuivre crescendo "je ne me sens vraiment pas bien", "Ah ! J'ai mal au cœur !". Votre conducteur est sûrement aussi attaché à son volant qu'aux sièges de sa voiture. Quand il commence à froncer les sourcils et à vous regarder d'un air inquiet, faites-lui savoir que la seule place où vous n'êtes pas malade, c'est précisément au volant. Simple et efficace.

Technique n°3 : la guerre d’usure

Le but de la manœuvre étant de parvenir à vos fins, vous ne devrez pas lésiner sur les moyens. Colère, culpabilité, tirez sur toutes les ficelles même les plus grosses. Dans cette véritable guerre d’usure, la technique consiste à ne rien lâcher et à faire feu de tout bois. Alternez du : "Mais enfin tu ne vas pas me dire que tu l’avais pas vu, ce camion ? Comment on ne peut pas voir un CAMION !" en passant par "Allez c’était sympa mais là c’est TROP. Arrête-toi, je descends." Vous n’avez que l’embarras du choix. Pas vraiment de tout repos mais efficace : de guerre lasse, pour avoir la paix, le conducteur finira  par vous laisser le volant. C’est gagné.

Technique n°4 : le chantage

Une technique simple, que certains qualifieront peut-être de « un peu fourbe ». Mais la fin justifie les moyens. Dites simplement : "Ecoute, je t’aime beaucoup. Mais tu n’es clairement pas en état de prendre le volant, c’est criant. Alors passe-le moi. Passe-le moi, sinon je te quitte sur ton répondeur le jour de ton anniversaire, je kidnappe ton chat, je mets du fromage coulant dans ta clim et pire, je te supprime de mon Facebook." Imparable.

Technique n°5 : le choc psychologique

A n’utiliser qu’en dernier recours.
Il vous faut provoquer une réaction telle que votre conducteur, sous le choc, va s’arrêter pour avoir des explications. Adoptez un ton détaché pour lui dire par exemple : "Oh dis donc c’est Jean-Jacques qui m’a dit que t’étais adopté, tu le savais, toi ?", "Au fait dis-moi, ça te dérange pas que je cache un cadavre chez toi 2-3 jours le temps que ça se tasse ?", "J’ai été une femme, tu sais" (si vous êtes un homme, hein). Et en fonction de votre degré d’intimité avec le conducteur, vous pouvez également lui révéler que Brad Pote a trompé Angelina Belle… Dès que le conducteur s’arrête, profitez de l’occasion pour prendre le volant.

BONUS : dans un contexte professionnel

Vous êtes enfin sorti de ce déjeuner d’affaire interminable. Ceci-dit, le vin était bon. D’ailleurs, Patrick de la compta, votre conducteur, l’a trouvé très à son goût. Un peu trop peut-être. Il n’a pas spécialement l’air de pouvoir conduire, ni de vouloir passer son volant. C’est votre boss ? Jouez la fineau, et simulez un coup de fil important du client. Le portable étant interdit au volant, c’est réglé. Important : votre ami qui joue au client doit bien connaître les dossiers en cours. Et si ce n’est pas votre boss ? Utilisez la technique n°2.

Partager

Le guide des passagers pour la prise de volant en milieu hostile

Mots-clés : Prévention | Vitesse

Partager

Ministère de l'intérieur