Cliquez ici pour accéder à la version mobile

Partager

DROGUES

La prise de stupéfiants est illégale, au volant elle peut être fatale. Le terme "stupéfiant" désigne ainsi toutes les drogues interdites.

La conduite, ou l’accompagnement d’un élève conducteur, après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, est interdite, quelle que soit la quantité absorbée.

Qu'est-ce qu'un stupéfiant ?

Les stupéfiants sont des drogues dont l’usage est interdit par la loi. La cocaïne, le cannabis, l’héroïne, les amphétamines sont parmi les plus connus. Mais la liste est longue, et régulièrement mise à jour par l’Ansm. Ils modifient la perception, l’humeur, les réflexes et, par conséquent les comportements de personnes qui en consomment.

Quand on conduit sous l’influence de la drogue, on risque de se tuer ou de tuer les autres

VIDEO : campagne TV cannabis 2018

  • 752 tués : Il est estimé que 752 personnes ont été tuées sur les routes (soit 22%) dans un accident avec stupéfiants.
  • 22% des 25 à 34 ans : Les jeunes conducteurs âgés de 25 à 34 ans sont les plus concernés. Dans plus d'un accident mortel sur 5, l’auteur de l’accident avait consommé.
  • 93% sont des hommes : Les conducteurs contrôlés positifs aux stupéfiants dans les accidents mortels sont à 93% des hommes.
  • 67% sont des automobilistes : Dans les accidents mortels, parmi les conducteurs contrôlés positifs au stupéfiants, 67% sont des conducteurs de voitures, 17% des conducteurs de motocyclette. 
  • x2 accidents mortels : La consommation de cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel. 

Sources : ONISR 2016

Pourquoi la consommation de drogue affecte-t-elle notre conduite ?

La consommation de drogues rend la conduite dangereuse. Il est interdit de conduire sous leur emprise.

Le cannabis entraîne une baisse de la vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction. La personne qui consomme du cannabis perd de ? ses facultés visuelles et auditives, elle peut même avoir des hallucinations. Ses réflexes sont perturbés, notamment quand survient une situation inattendue.

La cocaïne, l’ecstasy, les amphétamines et les métamphétamines créent un état d’excitation, d’euphorie. Elles donnent un faux sentiment de toute-puissance et de clarté mentale, qui mène souvent à des prises de risque ou à des conduites impulsives.

Le cerveau réduit son activité sous l’effet des opiacés (héroïne, opium). Ces drogues réduisent la vigilance, ralentissent les mouvements, augmentent de temps de réaction et peuvent engendrer de la somnolence.

Le LSD, les champignons psilocybes, mescaline  font partie des drogues hallucinogènes. Leur consommation induit des troubles de la perception, des illusions délirantes, une confusion ou de l’angoisse allant parfois jusqu’à la crise de panique.

Sources :  http://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Le-dico-des-drogues/LSD#.WrD0lJPwZsN

Alcool et cannabis, de très mauvais compagnons 

Alcool et cannabis font particulièrement mauvais ménage derrière le volant.  Alors que l’alcool désinhibe et entraîne des comportements imprudents, le cannabis ralentit les réflexes. Tous les ingrédients sont donc présents pour un « cocktail mortel ».

X15 accidents mortels

Voir le communiqué de presse

La consommation conjointe d’alcool et de cannabis multiplie par 15 le risque d’être impliqué dans un accident mortel.

(chiffres ONISR 2017)

L'interview du professeur Nicolas Simon

Président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA), professeur de médecine spécialisé en addictologie, responsable du centre antipoison et de toxicovigilance de l'hôpital Sainte-­‐Marguerite de Marseille, chercheur à l'Inserm en réduction des risques et responsable d'enseignement à la faculté de médecine de Marseille. Membre du comité des experts du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).

Pouvez-vous nous expliquer en quoi fumer du cannabis est incompatible avec la conduite ?

« Au-­delà des dangers notoires du cannabis sur l’organisme, fumer des joints, comme on le dit couramment, représente un danger supplémentaire quand l’usager prend le volant. Cet usager aura tout simplement des réflexes beaucoup plus lents, en d’autres termes, une diminution de son temps de réaction. Si un imprévu se présente, son temps de réaction ne lui permettra pas de répondre « normalement » à cet imprévu. Or, nous savons que sur la route, cela ne pardonne pas. D’ailleurs les chiffres ne sont pas équivoques en la matière : quelqu’un qui a consommé du cannabis multiplie par deux son risque d’avoir un accident mortel*. Il faut également croiser cela avec le nombre assez élevé de consommateurs réguliers en France : 1,4 million, selon les chiffres de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies). Ce chiffre tend à prouver que ce danger est tangible sur la route. L’usager qui prend le volant en ayant fumé, moins alerte, se met en danger et met également en danger la vie des autres, et ceux qui croiseraient sa route… »

* Source : Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Quelles sont les situations et contextes les plus classiques de ce type de conduite ?

« Il y a beaucoup de situations très différentes et des modes de consommation variés. On peut parler, entre autres, d’un phénomène qui sur la route est dévastateur. Les individus qui se retrouvent de manière conviviale en soirée, autour d’un verre et fument un joint ensemble, puis prennent la route pour rentrer chez eux. Ce cocktail drogues/alcool, assez courant, expose très fortement l’usager au risque, puisqu’il multiplie par presque 15 le risque d’avoir un accident mortel. En cause le cumul des effets : sentiment de puissance et désinhibition, conjugués à l’amoindrissement des réflexes ».

En savoir plus sur les sanctions

D'autres médias

Visionnez une vidéo sur les effets du cannabis sur la conduite en cliquant ici

Visionnez une vidéo sur les effets de l'alcool associé au cannabis en cliquant ici 

Partager

Ministère de l'intérieur