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La conduite préventive

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Les clés d’une conduite préventive

Anticipation

Certains signes laissent présager une situation dangereuse. Les détecter, c’est anticiper le danger et pouvoir l’éviter. Par exemple, soyez attentif aux roues avant des véhicules : en cas de déboîtement ou de changement de file, elles seront les premières à vous prévenir. Une demi seconde de gagnée, c’est peut-être l’accident évité…
 
De manière générale :

  • Méfiez-vous de chaque endroit où il risque d’y avoir un conflit d’usagers (carrefours, intersections, passages, sorties de chemin, carrefours à sens giratoire… etc.) ;
  • Restez vigilant à l’égard des véhicules qui vous entourent (devant, derrière, à gauche, à droite) d’où l’importance des rétroviseurs ;
  • A l’arrêt, faites attention au véhicule qui vous suit (aura-t-il le temps de freiner ?) ;
  • Soyez attentif au piéton, qu’il soit placé entre deux voitures ou à proximité de passages protégés ;
  • Soyez aussi attentif à l'attitude des autres usagers de deux-roues, motorisés ou non.

Vitesse

Le différentiel de vitesse

Ne surprenez pas les automobilistes en surgissant brusquement dans la circulation. Votre capacité d’accélération est bien supérieure à celle d’une voiture. Modérez vos accélérations.
La bonne vitesse au bon moment
Un piéton qui traverse inopinément, un trou dans la chaussée, des traces grasses sur la route, un coup de vent, une voiture qui déboîte sans prévenir... adaptez toujours votre allure pour pouvoir réagir en cas d’obstacle imprévu sans vous mettre en danger.

Ajustez votre conduite aux intempéries

Particulièrement risquée, la conduite en cas d’intempéries impose non seulement une grande vigilance, mais aussi une juste adaptation de sa conduite et de ses réflexes.

En cas de pluie, l’adhérence réduite et le manque de visibilité nécessitent de réduire son allure et d’augmenter les distances de sécurité. Evitez de rouler si possible dans les flaques d’eau, sur les plaques d’égouts et les marquages au sol. En cas de verglas, l’adhérence est encore plus réduite.

En cas de grand vent, le deux-roues motorisé risque à tout instant de dévier de sa trajectoire et de venir heurter un obstacle ou un usager : réduisez votre vitesse, soyez particulièrement vigilant lors de dépassements (de poids lourds notamment) et augmenter les distances de sécurité. Tout cela permet de réduire les risques.

Le brouillard vous empêche de voir mais aussi d’être vu : réduisez votre vitesse et conduisez bien à droite, assurez-vous d’être visible en allumant vos feux de croisement ou de brouillard et en portant des vêtements clairs.

Ne prendre la route qu’en pleine forme

La conduite d’un deux-roues motorisé demande plus d’efforts physiques et de concentration que celle d’une voiture.
 
Ne conduisez pas si vous êtes sous l’effet de la fatigue, de l’alcool, de la drogue ou de médicaments qui provoquent des baisses de vigilance.
 
Pensez aussi à la qualité de votre vue et à la bonne adaptation de vos lunettes : la vue est votre premier sens de défense face aux dangers de la route en deux-roues !

Voir et être vu

Feux allumés, de jour comme de nuit

N’oubliez pas que vous devez avoir vos feux de croisement allumés de jour comme de nuit.

C'est obligatoire, mais surtout, vous serez mieux détecté par les autres usagers !

Évitez de rouler avec vos feux de route allumés : cela éblouit les autres usagers que vous pourrez croiser, fausse leur perception des distances et peut donc vous mettre en danger.
 
Attention : ce que dit le Code de la route...

Le non-respect de l’obligation d’allumer les feux le jour est puni d’une amende de 35€

Se positionner dans la circulation

Placez-vous aux deux tiers à gauche sur la voie de circulation pour mieux observer le trafic et la chaussée et vous signaler aux automobilistes.

Pensez toujours à chercher le regard de l’automobiliste : essayez de le croiser dans son rétroviseur. Si vous ne parvenez pas à voir le visage du conducteur, il y a de forts risques pour que celui-ci ne vous ait pas vu.

Se signaler aux autres usagers

Considérez toujours que vous devez être « repéré et être vu des automobilistes, sachant que cela n’est jamais acquis : l’automobiliste ne s’attend pas toujours à vous voir et ne pense donc pas à chercher votre présence dans son rétroviseur.
 
Cette absence de détection est relevée dans près des deux tiers des accidents impliquant une voiture et un deux-roues motorisé.

Être visible

Choisissez de préférence un équipement de couleurs vives et, si vous ne pouvez pas éviter le noir, privilégiez des vêtements munis de bandes réfléchissantes.
 
Optez de la même manière pour un casque de couleur claire. Ne rajoutez ni autocollant ni peinture sur celui-ci et ne masquez pas les bandes rétroréfléchissantes. Pensezenfin à apposer des bandes réfléchissantes sur votre coffre arrière et vos sacoches latérales. La nuit, au lever et à la tombée du jour, les automobilistes vous en seront reconnaissants !

Savoir regarder

Pour soi comme pour l’autre, le regard est fondamental dans la conduite d’une moto. Il détermine votre trajectoire. Vous devez vous habituer à regarder le plus loin et le plus large possible devant  vous pour anticiper les dangers et besoins de freinage (ronds-points, entrées et sorties de virage, passages piétons, feux de signalisation, imperfections sur la chaussée, etc.).
 
Tout défaut dans la qualité du regard est autant de temps perdu pour parer au danger. Pensez à faire contrôler votre vue et à nettoyer votre visière régulièrement.

Gardez vos distances

Respecter les distances de sécurité

Avec un deux-roues motorisé, quelle qu’en soit la puissance, le respect des distances de sécurité est le préalable à toute recherche de sécurité.
 
Garder ses distances, c’est se donner du temps de réaction face aux dangers. A 90 km/h, il faut 85 m pour vous arrêter totalement par temps sec, temps de réaction compris.
 
Roulez à distance des véhicules en stationnement, en laissant si possible la largeur d’une portière. L’idéal : 1,50 m.

Freiner, cela s’apprend

Il est essentiel de trouver le bon équilibre entre le frein avant (le plus efficace) et le frein arrière (ralentisseur et stabilisateur), et cela en fonction du type de freinage. Généralement, le freinage s’effectue en actionnant les deux freins en même temps et en dosant la pression exercée sur les commandes.
 
Ce qu’il faut toujours avoir à l’esprit :

  • Idéalement, ne freinez que lorsque la moto est droite ;
  • De même, ne freinez jamais dans un virage lorsque le deux-roues motorisé est incliné : il se redresserait alors immédiatement en modifiant sa trajectoire de courbe, au risque de vous faire chuter... ou de vous faire sortir de la route ;
  • Évitez impérativement le blocage de la roue avant. Si elle se bloque, relâchez immédiatement la pression sur le frein. Le blocage de la roue arrière est également à éviter car il réduit fortement l’efficacité du freinage ;
  • Dès lors que l’adhérence à la chaussée n’est pas optimale, ne freinez qu’avec le frein arrière. C’est le cas sur les pavés (particulièrement glissants et dangereux en cas de pluie notamment), sur la chaussée mouillée ou en présence de graviers ou de sable par exemple
  • Pour répondre à un brusque ralentissement : freinez sèchement des deux freins puis gérez le ralentissement complet de votre véhicule par des à-coups, et non l’inverse.

La manœuvre d’évitement

En cas de situation d’urgence, appliquez la technique du regard, afin d’envisager toutes les échappatoires. Posez le regard là où vous souhaitez aller, et non sur l’obstacle. Le cerveau humain est ainsi fait que l’endroit où votre regard se pose est celui vers lequel vous vous dirigez.
 
70 % de la puissance de freinage provient de votre frein avant contre 30 % pour votre frein arrière. Il est donc souvent moins dangereux pour un deux-roues motorisé d’esquiver une collision par une manœuvre d’évitement que de freiner brutalement et de perdre l’équilibre au freinage.

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Ministère de l'intérieur