Bien choisir son deux-roues

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Bien choisir son deux-roues

Les bonnes questions à se poser

Le budget

Conduire un deux-roues motorisé est toujours une décision importante, qui implique pour chacun d'engager une réflexion pour évaluer à la fois les services et les plaisirs qu'il peut en attendre, bien sûr, mais aussi pour prendre conscience des risques nouveaux engageant votre responsabilité tant vis-à-vis de soi que des autres. Le choix de conduire un deux-roues motorisé, surtout si vous êtes un conducteur novice, est alors un acte particulièrement important. Le critère de sécurité est primordial !
 
Important : le prix du véhicule ne doit pas être votre seul critère de choix. 

Il faut tenir compte du coût d'entretien très variable d'un véhicule ou d'un modèle ou d'un modèle à l'autre et comparer tous les autres frais annexes : carte grise, assurance, équipement du deux-roues et du conducteur, etc.

L’expérience

Choisir par impulsion un modèle qui vous séduirait mais qui, non approprié à votre propre expérience d'un deux-roues, comporte un risque.

Débutants : quels que soient votre âge et votre expérience de la route, un deux-roues motorisé léger et maniable est préférable. Il sera toujours temps, plus tard, de progresser vers d’autres modèles !

La morphologie

Qu’il s’agisse d’un scooter ou d’une motocyclette, le confort lié à la conduite est un critère à part entière de votre sécurité.
 
Avant l'achat de votre deux-roues motorisé, essayez le toujours dans cette optique :

- être à l’aise sur l’engin ;
- mettre les deux pieds à terre sans problème (savoir s'arrêter au feu rouge ou au « stop » sans chuter) ;
- pouvoir déplacer sans difficulté le deux-roues motorisé, moteur à l'arrêt (béquillage, débéquillage, manipulation debout à côté du véhicule).

L’utilisation

Pour une utilisation sur route ou autoroute, seul ou en duo, privilégiez les routières. En milieu urbain, un deux-roues motorisé utilitaire est tout à fait adapté, de même qu’un scooter, pour sa maniabilité et son absence de boîte de vitesse.

Plutôt moto ou scooter?

C’est essentiellement le type de trajet et d’environnement routier qui permet d’orienter son choix. Scooter et moto constituent deux logiques de déplacement présentant des avantages et des inconvénients.

Citadin et urbain par excellence, le scooter est facile d’utilisation : pas de boite de vitesse, freinage simple, maniabilité, pas de contact salissant. Mais attention : la petite taille des roues apporte moins de stabilité et occasionne une tendance au dérapage, notamment sous la pluie.

Les motocyclettes diffèrent avant tout par leur boite de vitesse, ce qui rend la conduite plus complexe que celle du scooter, en ville notamment. A noter que certaines motocyclettes sont maintenant vendues sur le marché avec des dispositifs de changement de vitesses automatiques. Suivant en cela la tendance automobile, les constructeurs ont conçu pour cette nouvelle clientèle des motocyclettes sans embrayage. Leurs grandes roues apportent une plus grande stabilité. Leur bonne tenue de route permet d’envisager des usages et trajets polyvalents, urbains, périphériques et routiers.

Neuf ou occasions 

Acheter un véhicule neuf vous permettra de bénéficier des équipements de sécurité les plus récents (ABS, répartiteur de freinage avant/arrière, amplificateur de freinage, etc.). Il répondra également aux dernières normes environnementales en vigueur (norme Euro la plus récente, Euro 3 depuis janvier 2007).

Le marché de l’occasion du deux-roues est dense et autorise un vaste choix.

Comme tout achat d’occasion, il convient d’être particulièrement vigilant sur l'état technique du véhicule, notamment celui du marché de « particulier à particulier », en fort développement sur Internet, pour ne pas risquer de vous mettre en danger.

Au-delà de certains aspects (le modèle, la date de mise en circulation, le kilométrage, l’état général etc.), quelques critères clefs sont à vérifier avant de vous engager :

L’historique du véhicule

  • Demander à voir le carnet d’entretien, les factures de révision, ainsi que les papiers du véhicule ;
  • Vérifier s’il s’agit ou non d’une « première main » ;
  • S’assurer que le deux-roues n’a pas été accidenté ;
  • Connaître les interventions et les pièces changées.

L’absence de modifications techniques

  • Pot d’échappement non homologué ou constituant un dispositif permettant le dépassement des limites de puissance ou de vitesse réglementaires ;
  • Interventions en infraction avec le Code de la route du type débridage moteur (cyclomoteurs, scooters et motocyclettes sont tous concerné par cette infraction).

Le bon état général de la moto

  • Freins (état des disques et plaquettes) et usure des pneus ;
  • Absence de points durs dans la fourche.

Le contact avec le vendeur

  • Pour les achats via Internet (ne jamais prendre sa décision avant d’avoir vu sur place le véhicule et les pièces justificatives) ;
  • Demander systématiquement à essayer le deux-roues ;
  • Astuce : certains professionnels proposent l'établissement d'un diagnostic technique pour les deux-roues motorisés. N'hésitez pas à les solliciter pour connaître l'état réel du véhicule par ce contrôle volontaire.

Scooters et motos : focus sur les différentes "familles" et catégories

Les scooters et motos « utilitaires » ou « basiques »

Adaptés aux trajets quotidiens, essentiellement citadins, même s’ils peuvent s’écarter de la ville, ces deux-roues motorisés sont généralement de petites ou moyennes cylindrées. On y trouve, par exemple, la plupart des scooters (de 80 cm³, à 250 cm³). Les motos routières de moins 125 cm3 font néanmoins partie de cette catégorie. Bon marché à l’achat, ils consomment peu de carburant et leur entretien facile les rend globalement économiques.

Les motocyclettes de tourisme et Grand Tourisme (GT)

Conçues pour les longs trajets en solo ou en duo, sur route comme sur autoroute, elles sont confortables et disposent de nombreux équipements. Elles couvrent une gamme allant des moyennes aux grosses cylindrées.

Les motos sportives

Ces motos répondent à une conception purement sportive, raison pour laquelle on retrouve souvent ce type de motocyclette lors des compétitions sur circuit. Par nature puissantes voire très puissantes, elles sont peu maniables ce qui les rend mal adaptées aux conditions de circulation urbaines et au transport d’un passager.

Les motos de type « trail », « trial », « cross », « enduro»

Conçues pour circuler en priorité sur les chemins et sur tous les terrains naturels, voire exclusivement pour la compétition, ces motocyclettes sont légères et maniables. Si les « trials » et les enduros peuvent être utilisées sur route (seules les motos de cross ne sont pas homologuées pour circuler sur la route), ce n’est pourtant pas leur fonction initiale. Certains motocyclistes apprécient les trails pour leur maniabilité en ville, et pour leur coté baroudeur, roule-toujours. D'autant plus que les constructeurs ont développé des gammes spécifiques bien adaptées à l'usage mixte route/TT. Elles sont souvent lourdes, hautes et peu maniables.

Les motocyclettes de type « roadsters » et les « customs »

Pour elles, c’est plutôt le style qui prime, elles ne sont d’ailleurs pas toujours très maniables. Le moteur est mis en avant par l’absence de carénage. Si les plus petites peuvent être qualifiées de « basiques économiques », certains modèles peuvent aller jusqu’à 2 300 cm³ de cylindrée !

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Mots-clés : deux roues motorisés | Motard

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