La vitesse provoque et aggrave les accidents. Elle les provoque car elle réduit les possibilités de manœuvrer à temps. Elle les aggrave puisque plus on roule vite plus le choc est violent et plus les conséquences sont dramatiques.
Les limitations de vitesse ont été fixées à partir de l’observation des limites de l’individu et des lois physiques. Au-delà de ces limites, la sécurité des usagers de la route est en danger.
Plus la vitesse augmente, plus le champ visuel est réduit. À grande vitesse, il se limite à une vision centrale de la route.
Rouler vite fatigue, obligeant le conducteur à traiter un grand nombre d’informations dans un minimum de temps et à adapter en permanence sa vision. La vitesse induit un stress qui entraîne fatigue et perte de vigilance, deux facteurs importants d’accident.
Plus la vitesse est élevée, plus le choc est violent en cas d’accident et plus les conséquences sont graves. Tout choc frontal au-dessus de 80 km/h entraîne quasi inévitablement la mort ou des séquelles irréversibles pour tout passager, même ceinturé...
Les excès de vitesse constituent la 2ème cause de mortalité sur les routes et près d’1 accident mortel sur 5 est dû au non respect des limitations de vitesse. En 2010, si tous les conducteurs avaient respecté les limitations de vitesse 717 décès auraient pu être évités.
Une variation de la vitesse implique une variation significative du risque d’accidents mortels : une baisse de 1% de la vitesse moyenne fait baisser mécaniquement de 4% le taux d’accidents mortels.
Mots-clés : Automobiliste , Deux-roues motorisé , Motard , Vitesse
Mise à jour le 04 juillet 2012