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La conduite et le handicap

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Conduire exige une attention et une vigilance permanentes pour assurer la sécurité pour soi comme pour les autres. Les conducteurs doivent être juridiquement et physiquement aptes à conduire. Pour autant, cette condition n’exclut pas les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap de la pratique de la conduite. 

Les différents handicaps

  • Le handicap physique. Dans de nombreux cas, il autorise des aménagements de véhicule pour pouvoir conduire ou continuer à conduire.
  • Le handicap visuel. Il existe un seuil d’acuité minimum requis pour conduire un véhicule. Une visite de contrôle chez un ophtalmologue permet d’évaluer l’acuité visuelle.
  • Le handicap auditif. Sauf avis contraire, il n’y a pas d’incompatibilité entre déficience auditive et pratique de la conduite. Des épreuves aménagées sont prévues pour les candidats sourds ou malentendants.
  • Le handicap mental ou cognitif. Un avis médical doit déterminer si la personne est apte à conduire.

 

Connaître son aptitude à la conduite

Tout conducteur a la responsabilité de s’assurer de son aptitude à conduire. Si une affection est susceptible d’avoir une incidence sur votre capacité à conduire, vous devez prendre rendez-vous avec la commission médicale de la préfecture de votre département. Constituée de deux médecins, la commission médicale se prononce sur l’aptitude à la conduite ainsi que les aménagements nécessaires au véhicule.

Ces démarches sont obligatoires pour :

  • Les personnes qui présentent une affection médicale ou une incapacité physique et qui souhaitent passer leur permis de conduire ;
  • Les personnes, déjà titulaires du permis, confrontées à une diminution de leur mobilité au cours de leur vie (événement médical majeur, pathologie évolutive), qui souhaitent continuer à conduire. Elles doivent alors procéder à une régularisation du permis pour apprendre à conduire avec les dispositifs d’aide à la conduite.

Régulariser ou passer son permis sur un véhicule aménagé

La régularisation

Les titulaires du permis B n’ont pas à repasser l’épreuve du code ni l’épreuve pratique. Un rendez-vous avec un agent du bureau de l’éducation routière de la direction départementale de l’équipement permet de s’assurer que le véhicule comporte bien les aménagements nécessaires et que le conducteur est en mesure de bien les utiliser.

L’examen du permis de conduire

Un temps supplémentaire aux 35 minutes de l’épreuve peut être accordé dans certains cas aux personnes qui présentent d’importantes difficultés de mobilité ou de communication.

La durée de validité du permis sur un véhicule aménagé

Si le handicap n’est pas stabilisé, le conducteur a l’obligation de se présenter à nouveau devant la commission médicale départementale à l’expiration de la validité de son permis de conduire.

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