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Fatigue

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Trop d’accidents commencent par un bâillement. Apprenez à distinguer fatigue et somnolence et identifier les principales causes.

Fatigue et somnolence

La fatigue et la somnolence au volant augmentent le risque d'accident. Le danger est réel : 1 accident mortel sur 3 sur autoroute est associé à la somnolence. Pourtant, les usagers de la route ont souvent du mal à évaluer ce risque et ses conséquences.

Ne confondez pas fatigue et somnolence

La fatigue, c’est la difficulté à rester concentré. Ses signes annonciateurs sont le picotement des yeux, le raidissement de la nuque, les douleurs de dos et le regard qui se fixe. Une solution : toutes les deux heures la pause s’impose !

 

La somnolence, c’est la difficulté à rester éveillé, avec le risque d’endormissement, quelle que soit la longueur du trajet. Elle se manifeste par des bâillements et des paupières lourdes. En outre, la somnolence entraîne des périodes de « micro-sommeils » (de 1 à 4 secondes) pouvant être extrêmement dangereuses pour la sécurité de tous. La pause alors ne suffit plus, la solution la plus efficace pour restaurer sa vigilance : s'arrêter dans un endroit sécurisé pour se reposer au moins un quart d'heure.

 

Professeur Damien Léger, président du Conseil scientifique de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) :

« Dès les premiers signes de somnolence, le conducteur doit s’arrêter parce que les risques d’avoir un accident dans la demi-heure qui suit sont multipliés par 3 ou 4. Ses réflexes sont altérés et plus il roule vite et plus les conséquences sont graves en cas d’accident. »

Les principales causes

Certaines causes de la somnolence au volant sont directement liées à une dette de sommeil et aux mauvaises habitudes des automobilistes.

La dette de sommeil des usagers de la route tend à augmenter :

« Le temps de sommeil des Français a tendance à se raccourcir. Plus d’un tiers d’entre eux dort moins de 6 heures par nuit alors que la plupart d’entre nous avons besoin de 7 à 8 heures de sommeil pour récupérer. L’augmentation du temps de transport quotidien, 1h20 en moyenne, contribue à accentuer cette dette chronique de sommeil qui nous rend plus somnolent dans la journée et en particulier dans les périodes monotones, comme au volant d’une voiture », explique le professeur Damien Léger, président du Conseil scientifique de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV)*.

 

Les pratiques à bannir sont :

  • Une conduite prolongée sans aucune pause : faites une pause au moins toutes les 2 heures !
  • Prendre la route lorsqu’on manque de sommeil : avant de prendre la route des vacances, il convient de dormir correctement de manière à ne pas constituer une dette de sommeil. Il est ainsi préférable de prendre la route après une nuit de sommeil réparateur et ne pas se lever à une heure inhabituelle. De même, il est déconseillé de partir après une journée de travail sans s’être reposé.
  • Conduire au-dessus des limitations de vitesse. Une vitesse excessive induit une fatigue supplémentaire car la vitesse oblige le cerveau à traiter un plus grand nombre d’informations en un minimum de temps, la vision devant alors s’adapter en permanence.
  • Prendre le volant ou le guidon alors qu’on sent les premiers effets de la somnolence dus aux effets secondaires d’un médicament. En France, plus d’un tiers des médicaments commercialisés sont munis d’un pictogramme mentionnant leur dangerosité potentielle en matière de conduite.

 

A noter : Certaines personnes présentent une somnolence quotidienne qui devrait les conduire à consulter un médecin.

N'oubliez pas !

Panneau alcool

 - 17 heures de veille active équivalent à 0,5g d’alcool dans le sang.

Panneau stat

 - Le risque d’avoir un accident est 8 fois plus important lorsqu’on est somnolent.

Panneau fatigue

 - On ne peut pas lutter contre la somnolence au volant !

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