Sur la route, il ne faut pas être à court d’arguments pour aider l’autre à changer sa façon de conduire. Quelles que soient les circonstances, vous avez votre mot à dire et des arguments à faire valoir.
Un conducteur qui roule sur autoroute pendant une heure à 140 km/h, au lieu des 130 km/h autorisés, gagne environ 3 minutes sur 100 kilomètres. Ce « gain » vaut-il la peine de prendre des risques ? Un accident mortel sur 5 est dû à une infraction liée à la vitesse.
A 40 km/h le champ de vision est de 100°, à 130 km/h il est seulement de 30°. Plus on roule vite, plus la perception de l’environnement est restreinte.
Le deux-roues motorisé en 2010 c’est moins de 2% du trafic mais un quart des tués.
L’alcool est la première cause d’accident mortel sur les routes en France. L’effet désinhibant de l’alcool amène le conducteur à sous-estimer les risques et à surestimer ses capacités. Ces risques sont réels : champ visuel rétréci, perception des distances modifiée, coordination des mouvements perturbée.
1 accident mortel sur 3 sur autoroute est associé à la somnolence. Dès les premiers signes de somnolence, le conducteur doit s’arrêter parce que les risques d’avoir un accident sont immédiatement multipliés par 3 ou 4. Savez-vous que par exemple 17 heures de veille active équivalent à 0,5 g d’alcool dans le sang ? Seule une micro-sieste de 20 minutes permet de récupérer ses capacités de conduite.
Sur la route, maintenir les distances de sécurité, c’est s’offrir la possibilité de faire un arrêt d’urgence. Cette distance est égale à celle parcourue par le véhicule pendant le temps de réaction du conducteur et le freinage du véhicule. Exemple : à 50 km/h, il faut 14 mètres de réaction + 14 mètres de freinage. À 90 km/h, 25 mètres + 45 mètres.
Se rendre au travail, emmener ses enfants à l’école, faire ses courses, aller au sport… autant de déplacements de la vie quotidienne pendant lesquels la conduite devient mécanique et laisse place à un sentiment de sécurité. Or, 78% des tués le sont dans leur département de résidence.
La distance d’arrêt du véhicule en cas d’urgence est donc beaucoup plus grande et le choc plus violent. Un accident mortel sur 10 est lié à l’utilisation du téléphone au volant.
L’usage du clignotant avant chaque changement de direction permet aux autres usagers d’anticiper leur propre déplacement. Le vrai pro du clignotant c’est celui qui le met quelques secondes avant de déboîter après avoir regardé dans ses rétroviseurs et tourne la tête juste avant de s’engager pour vérifier que la voie est bien libre.
Le port de la ceinture est vital à l’avant comme à l’arrière. Un crash test à 50 km/h prouve que lors d’une collision, un passager non-attaché dans une voiture peut subir des blessures gravissimes et même mortelles.
Mise à jour le 26 février 2013