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Questions fréquentes

Smartphone au volant

Que dit la loi sur l'usage du téléphone au volant ?

Depuis le 31 mars 2003, un décret sanctionne l'utilisation d'un téléphone portable tenu en main. La peine initialement prévue (une contravention de 2me classe (35 ) et un retrait de 2 points du permis de conduire) a été alourdie par décision du Comité interministériel de la sécurité routière du 11 mai 2011 : 135€  et un retrait de 3 points du permis de conduire.
Le fait de consulter ou manipuler son téléphone est également interdit et est puni des mêmes sanctions.
L'usage du kit main libre est toléré, mais est verbalisable si en cas d'accident, son utilisation est susceptible d'en être la cause.

Les smartphones sont-ils concernés par cette interdiction ?

Oui les smartphones sont concernés par cette interdiction. Les smartphones ont des fonctionnalités supplémentaires  celles des téléphones mobiles classiques : navigation sur le Web et accès aux réseaux sociaux, télévision, consultation et envoi de courrier électronique, géolocalisation, GPS, jeux, etc.

Le fait de détenir un appareil allumé dot d'un écran, placé dans son champ de vision au volant et " ne constituant pas une aide  la conduite " est une infraction. Cette infraction est sanctionnée d'une contravention de 5ème classe d'un montant de 1 500 euros au maximum et d'un retrait de 3 points du permis de conduire. L'appareil peut être saisi par les forces de l'ordre et définitivement confisqué après condamnation  du contrevenant par le tribunal.

Pour rappel, depuis le 31 mars 2003, un décret sanctionne l'utilisation d'un téléphone portable tenu en main. La peine initialement prévue (une contravention de 2ème classe (35€ ) et un retrait de 2 points du permis de conduire) a été alourdie par décision du Comité interministériel de la sécurité routière du 11 mai 2011 : 135€  et un retrait de 3 points du permis de conduire. Le fait de consulter ou manipuler son téléphone est également interdit et est puni des mêmes sanctions. L'usage du kit main libre est toléré, mais est verbalisable si en cas d'accident, son utilisation est susceptible d'en être la cause.

Pourquoi réaliser une campagne sur le smartphone au volant  ?

Le smartphone est un objet d'hyper connectivité. Aujourd'hui, plus de 24 millions de Français ont un smartphone, et 61% des conducteurs âgés de moins de 35 ans lisent leurs SMS en conduisant (et 32% en écrivent). Dans le contexte professionnel et en situation de conduite, 63% des salariés déclarent téléphoner en conduisant.

Les Français perçoivent de moins en moins le danger : alors que 90% des conducteurs estimaient qu'il était risqué de téléphoner au volant en 2004, ils ne sont plus que 76%  le penser en 2013, selon le baromètre AXA prévention d'avril 2013.

La Sécurité routière veut sensibiliser les conducteurs aux dangers du smartphone au volant, devant l'ampleur, la dangerosité et la banalisation de ce comportement : " Quand vous regardez votre smartphone : qui regarde la route ? ".

Pour plus d'informations sur les chiffres, consultez notre infographie sur les dangers du smartphone au volant : http://www.securite-routiere.gouv.fr/conseils-pour-une-route-plus-sure/dossiers-thematiques/smartphone-au-volant-attention-danger/smartphone-au-volant-attention-danger/comprendre-le-danger

Que disent les autres pays  ?

L'usage du smartphone au volant est une préoccupation internationale : de nombreux pays ont réalisé des campagnes de prévention sur cette thématique. Nous y avons consacré une rubrique spécifique sur ce site : http://www.securite-routiere.gouv.fr/conseils-pour-une-route-plus-sure/dossiers-thematiques/smartphone-au-volant-attention-danger/smartphone-au-volant-attention-danger/comprendre-le-danger

Aujourd'hui, dans 26 états membres de l'Union européenne (sur les 27), seul le téléphone tenu en main est interdit.

En Suède, il n'y a pas de loi qui encadre l'utilisation du téléphone au volant. Cependant, ce pays étudie la possibilité de légiférer sur cette question avec une éventuelle entrée en vigueur de l'interdiction du téléphone tenu en main prochainement.
Il est à noter que l'Espagne interdit l'usage d'oreillette en conduisant.

Enfin, aux États-Unis, le téléphone au volant est devenu la principale cause de mortalité chez les adolescents. Une étude menée par le Centre Médical Cohen pour l'Enfance,  New York, montre qu'ils sont 3 000 jeunes à décéder chaque année, la rédaction de SMS en conduisant en tant la cause.

Le smartphone au volant : quels risques  ?

Près d'1 accident corporel sur 10 est lié à  l'utilisation d'un téléphone portable en conduisant. Rédiger un message au volant multiplie le risque d'accident par 23.

Pour plus d'informations sur les chiffres, consultez notre infographie sur les dangers du smartphone au volant : http://www.securite-routiere.gouv.fr/conseils-pour-une-route-plus-sure/dossiers-thematiques/smartphone-au-volant-attention-danger/smartphone-au-volant-attention-danger/comprendre-le-danger.

Le Docteur Sophie Fégueux, conseillère technique Santé auprès du Délégué interministériel  la sécurité routière et du ministre de la Santé, explique que la conduite d'un véhicule nécessite la mobilisation de ses capacités de perception, d'analyse, de décision et d'exécution. L'ensemble du processus requiert 100 % de notre attention.

Mais lorsqu'on consulte son smartphone au volant, la chaîne des 4 étapes (percevoir, analyser, décider, exécuter) est ralentie.

Ce qui entraine :
- Une diminution des capacités d'action sur le véhicule (diriger le véhicule, changer de vitesse ou actionner le clignotant, etc.) (YOUNG K, REGAN M & M. HAMMER (2003). Driver distraction: a review of the literature, MUARC, Report No. 206 - November 2003)
- Un temps de réaction réduit de moitié et de fait, un allongement des distances d'arrêt.
- Une forte baisse de la perception, de la compréhension, et de l'anticipation de la situation environnante.

Qu'en est-il du kit main-libre : est-une bonne solution ?

L'obligation générale de rester maître de son véhicule s'applique en toutes circonstances, même si l'utilisation de certains équipements comme les " kits oreillettes " ou " kits mains-libres " est aujourd'hui tolérée.  Son usage est cependant verbalisable si, en cas d'accident, son utilisation est susceptible d'en être la cause.

Au volant, la conversation téléphonique est-elle plus dangereuse qu'une conversation avec ses passagers ?

Lors d'une conversation téléphonique, l'attention du conducteur sur la route est moindre car elle est déportée sur un contexte extérieur  la conduite. Même s'il regarde la route, son attention est détournée et son temps de réaction allongé (DRAGUTINOVIC N & D TWISK, Use of mobile phones while driving - effects on road safety, SWOV Institute for Road Safety Research - Leidschendam).

Le téléphone au volant distrait davantage qu'une conversation avec ses passagers, l'écoute de la radio ou l'utilisation du GPS (hors manipulation) (CONSIGLIO W, DRISCOLL P, WITTE M, & WP BERG, Effect of cellular telephone conversations and other potential interface on reaction time in a braking response. In: Accident Analysis and Prevention). En effet, les études montrent qu'une conversation avec des passagers s'interrompt plus rapidement lorsque le contexte de circulation se complexifie (CRUNDALL D, BAINS M, CHAPMAN P & G UNDERWOOD, Regulating conversation during driving: a problem for mobile telephones? In: Transportation Research Part F).

Ministère de l'intérieur