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Questions fréquentes

Radar mobile de nouvelle génération

Qu’est-ce qu’un « radar mobile de nouvelle génération » ?

Un « radar mobile de nouvelle génération » (également appelé ETM – équipement de terrain mobile) est un appareil embarqué à bord d'une voiture banalisée, conduite par des gendarmes ou des policiers en uniforme. Sa mission est de photographier, sans flash visible et en roulant, tous les véhicules en excès de vitesse. La vitesse excessive est une cause majeure de mortalité routière, responsable de 25% des accidents mortels en 2013 (près de 900 décès).

Comment fonctionne ce nouveau radar ?

Ce dispositif de contrôle radar est embarqué à bord d’une voiture banalisée. Les représentants des forces de l’ordre règlent le radar sur la vitesse autorisée de la route empruntée. L’équipement mesure la vitesse du véhicule qui le dépasse ou le croise et prend en photo les véhicules en infraction.
À l’issue d’une mission, les messages d’infraction sont envoyés au Centre national de traitement à Rennes où l’avis de contravention est édité.

Depuis le 4 mars 2013, 150 radars mobiles de nouvelle génération ont été déployés sur le territoire français. Ces radars, embarqués à bord d’une voiture banalisée, font partie de l’équipement des forces de police et de gendarmerie pour lutter contre les excès de vitesse routiers importants.

Ces voitures banalisées, de type Renault Mégane, Peugeot 208 ou Citroën Berlingo, ont été homologuées pour effectuer deux types de missions bien précises :

  • photographier sans flash, en roulant, tous les véhicules en infraction qui les dépassent par la gauche ou qui, en approche, la croise dans le sens opposé de circulation ;
  • photographier sans flash, stationnée sur le bord d’une voie, tous les véhicules en infraction qui passent à proximité de la voiture des forces de l’ordre, dans les deux sens de circulation.

Voir l’infographie « Radar mobile nouvelle génération : comment ça marche ? »

Comment est calculée la vitesse retenue ?

Ces radars sont conçus pour cibler les conducteurs responsables d’excès de vitesse importants : la marge technique de ces radars est de 10 km/h pour des vitesses inférieures à 100 km/h et de 10% pour les limitations de vitesse supérieures à 100 km/h (contre 5 km/h et 5% pour les autres radars vitesse).

Avec les radars mobiles de nouvelle génération, pour calculer la vitesse retenue d’un véhicule, deux cas de figure se présentent :

1) le véhicule photographié roule à moins de 100 km/h
Dans ce cas, une marge technique de 10 km/h est retranchée systématiquement de la vitesse mesurée pour établir la vitesse retenue.
Exemple : sur une voie limitée à 50 km/h, le conducteur d’un véhicule qui dépasse la voiture de contrôle à 58 km/h n'est pas verbalisé car la vitesse retenue est égale à 48 km/h (58 km/h moins 10 km/h), ce qui est en dessous de la limitation.
En revanche un conducteur qui double à 71 km/h sera verbalisé avec une vitesse retenue est égale à 61 km/h (71 km/h moins 10 km/h).

2) le véhicule photographié roule à plus de 100 km/h
Dans ce cas, une marge technique de 10% est retranchée systématiquement de la vitesse mesurée pour établir la vitesse retenue.
Exemple : sur une voie limitée à 130 km/h, un conducteur qui dépasse la voiture de contrôle à 137 km/h n'est pas verbalisé car la vitesse retenue est égale à 123 km/h (137 km/h moins 10%), en dessous de la vitesse autorisée. En revanche, un conducteur photographié à 152 km/h sera verbalisé avec une vitesse retenue de 136 km/h (152 km/h moins 10%).

Ainsi, seront flashés les véhicules roulant à partir de 146 km/h sur autoroute, 124 km/h sur une voie express, 102 km/h sur une route nationale ou départementale ou 61 km/h en agglomération.

Voir l’infographie « Radar mobile nouvelle génération : comment ça marche ?

Combien y a-t-il de radars mobiles de nouvelles génération déployés ?

Depuis mars 2013, 150 radars mobiles de nouvelle génération ont été déployés sur le territoire français. Il y en aura 300 d’ici fin 2015.

Est-ce le policier/gendarme qui déclenche le radar lorsqu’il constate un excès de vitesse ?

Non. Le radar se déclenche automatiquement en fonction des paramétrages effectués par le policier/gendarme.

Quels sont les types de véhicules concernés par ces nouveaux radars ?

Tous les véhicules motorisés peuvent être contrôlés par ce type d’appareil.

Le dispositif fonctionne-t-il par mauvais temps ou de nuit ?

Ce nouveau système fonctionne de jour comme de nuit et par tous les temps.

Le dispositif fonctionne-t-il sur tous les types de réseau ?

Le radar peut, en mouvement, contrôler tous les véhicules qui le dépassent ou qui le croisent sur tous les types de réseaux.
Toutefois, pour le contrôle en mouvement des véhicules qui viennent en sens opposé, il ne faut pas de séparation physique comme une glissière ou un muret entre les deux sens de circulation.

Ces « radars mobiles de nouvelle génération » peuvent-ils contrôler les véhicules placés derrière la voiture banalisée ?

Les véhicules placés derrière la voiture banalisée ne pourront pas être contrôlés par ce dispositif. Seuls les véhicules dépassant le véhicule des forces de l’ordre ou venant dans le sens opposé pourront être contrôlés. L’équipement peut contrôler jusqu’à trois voies à gauche dès que la vitesse limite est supérieure à 50 km/h.

Ce radar est-il homologué ?

Le « radar mobile de nouvelle génération » est homologué depuis le lundi 18 février 2013 par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) pour le contrôle en mouvement des véhicules en dépassement. Cette homologation permet également aux forces de l’ordre d’effectuer des contrôles à l’arrêt, c’est-à-dire des contrôles en stationnement sur le bord d’une route, à la fois en approche et en éloignement.

Une seconde homologation concernant les radars contrôlant les véhicules croisant la voiture banalisée a été obtenue le 30 août 2013.
Ces appareils permettent donc de sanctionner en circulation à la fois les véhicules en infraction dépassant la voiture banalisée sur la gauche et les véhicules en infraction croisant la voiture banalisée.

Comment est déterminé le lieu de l’infraction ?

Lorsque l’infraction est relevée par le « radar mobile de nouvelle génération », l’équipement détermine le lieu de l’infraction grâce à une antenne GPS qui fournit les coordonnées géographiques, en latitude et en longitude. Ces coordonnées sont inscrites sur les messages d’infraction envoyés au Centre national du traitement à Rennes.

L’avis de contravention mentionne, en plus de ces coordonnées, l’heure, la commune, l’axe et le sens de circulation du véhicule en infraction.

Comment sont choisis les axes sur lesquels ces nouveaux dispositifs évoluent ?

Les « radars mobiles de nouvelle génération » circulent sur des axes déterminés par les unités de police et de gendarmerie, sous l’autorité des préfets de département, principalement sur les portions de route où sont relevées des vitesses excessives qui sont à l’origine d’accidents, sur tous les types de réseaux (autoroutes, routes nationales, départementales ou en agglomération).

Le réseau routier sur lequel les forces de l’ordre agissent sera-t-il communiqué aux usagers ?

Il n’y a pas de réseau routier précis sur lequel les « radars mobiles de nouvelle génération » sont mis en œuvre. Ce dispositif a donc un rôle préventif pour inciter les usagers à respecter les limitations de vitesse sur la totalité de leur trajet.

Ministère de l'intérieur