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Quelles sont les recettes des radars ?

À quoi sert vraiment l’argent des radars automatiques ? N’en déplaise à ses détracteurs, la quasi-totalité des « amendes radars » est réinvestie dans la lutte contre l’insécurité routière. La décision d’implanter ou d’utiliser des radars n’est jamais prise en considération d’intérêts financiers, mais uniquement pour contribuer à la réduction des morts et des blessés sur nos routes.

Pour la première fois depuis le début des déploiements des contrôles automatisés en France, un rapport annexé au Projet de la loi finances de l’année 2018 développe cette question. Cette publication résulte de la volonté des pouvoirs publics d’informer chaque année les citoyens et leurs élus de la destination des recettes des « amendes radars ».

À quoi ont servi concrètement les recettes des « amendes radars » en 2017 ?

Selon le rapport annexé au Projet de la loi de finances 2018, les recettes de ces amendes issues des radars automatiques s’élèvent à 1,98 milliard d’euros.

Comment cet argent a-t-il été utilisé ?

91,2 %, soit 924 millions d'euros sur les 1,98 milliard d’euros ont été affectés à la lutte contre l’insécurité routière, à un niveau national et local.
Les recettes générées par les radars sont réparties entre trois destinataires : l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF), qui a reçu 405 millions d’euros, les collectivités territoriales qui ont reçu 270 millions d’euros et la Délégation à la sécurité routière (DSR), qui a reçu 249 millions d’euros.

8,8 %, soit près de 89 millions d’euros, ont été reversés au titre du désendettement de l’État. Cependant, ces 8,8 % proviennent uniquement des recettes liées aux amendes forfaitaires majorées, qui représentent 189 millions d’euros.

Ce premier rapport officiel (qui sera publié chaque année en annexe du Projet de loi de finances) témoigne de la volonté de transparence des pouvoirs publics sur l’affectation du produit des amendes liées au contrôle radar.

La décision d’implanter ou d’utiliser des radars n’est jamais prise en considération d’intérêts financiers, mais uniquement pour contribuer à la réduction des morts et des blessés sur nos routes. D’ailleurs, l’État a mobilisé en 2017 plus de 3,7 milliards d'euros à la politique de sécurité routière et le coût total des accidents corporels survenus l’an passé est estimé, quant à lui, à 39,7 milliards d'euros. 

Globalement, l’effort financier consacré par l’État à la Sécurité routière, comme le retrace le graphique, ci-dessous a augmenté plus vite que les recettes du produit des amendes radars.

Voir l’infographie ci-dessous :

Argent_radars_2018

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Ministère de l'intérieur