Cliquez ici pour accéder à la version mobile

L'externalisation de la conduite des voitures-radar

Depuis 2013, les voitures-radar circulant sur le territoire métropolitain sont conduites par deux membres des forces de l’ordre. Après plusieurs mois d'expérimentation des voitures-radar à la conduite externalisée sur les routes normandes, 5 voitures-radars conduites par un opérateur privé sous strict contrôle de l'Etat ont été mises en circulation en avril 2018.

La conduite externalisée des voitures-radar va permettre de libérer du temps pour les forces de l’ordre qu’elles consacreront à des tâches où il est indispensable d’intercepter l’automobiliste, comme les contrôles d’alcool ou de stupéfiants. L’objectif est d’augmenter le temps d’usage des voitures-radar afin d’assurer un meilleur respect des limitations de vitesse et de protéger les usagers de la route de comportements irresponsables. Le temps d’utilisation quotidien de ces véhicules sophistiqués passera de 1 heure 30 en moyenne aujourd’hui à 6, voire 8 heures.
À terme, tout le parc de voitures-radar, actuellement conduites par deux policiers ou gendarmes, seront transformées en mode «conduite externalisée ». Après la Normandie, un deuxième marché sera lancé prochainement pour l’équipement d’une ou plusieurs régions. Le territoire métropolitain sera intégralement équipé d’ici à 2020.

Des règles très strictes

En prenant le volant du véhicule mis à sa disposition par l’entreprise, le conducteur doit en premier lieu souffler dans un éthylotest anti-démarrage. Il doit ensuite consulter sa feuille de route du jour et suivre le parcours qui lui a été notifié. Une fois arrivé sur la zone à contrôler, le conducteur met le radar embarqué « en mode contrôle ». Pendant cette phase de roulage, le radar relève automatiquement les excès de vitesse mais le conducteur ne peut pas savoir si le véhicule qui le croise ou qui l’a doublé a été flashé. Le flash fonctionne de façon totalement invisible grâce à son dispositif infrarouge.
Produit de haute technologie, la voiture-radar calcule en permanence la vitesse des véhicules qu’elle croise ou qui la double et ce, quelle que soit son allure. Pendant sa mission, le conducteur a l’obligation de s’insérer dans le flot de circulation. Le prestataire s'expose à une lourde amende (1 000 euros par jour et par voiture) si une voiture-radar ne circule pas à une vitesse adaptée ou s’il s’écarte du parcours qui lui a été imposé.

Infographie externalisation voiture-radar

Partager

Ministère de l'intérieur